Saint Roch, guérisseur de toutes les pestes
et maladies de peau.

Vie - Lieux de culte - Rayonnement...

 
 
 

Provence 

  

05 : Hautes-Alpes

 
Gap, quartier saint Roch.
 
 
 
 
 
 
 
 

13 : Bouches-du-Rhône

 
Aix-en-Provence.
 
 
 
 


 
Eglise d'Arles.
 
 

Les reliques de saint Roch furent jadis disputées entre Arles, Montpellier et Venise.

 
Ex-voto dans l'église d'Arles.
 

 
 

Allauch,
dans la banlieue de Marseille.



SAM_2291.JPG

  

saint-roch.jpg

                                       La statue de saint Roch dans l'église d'Allauch.

 




Fonvieille, sur la route,
entre Les Baux -de-Provence et Arles,
un reposoir.

 

 
Inscription primitive : " L'an mille sept cent vingt et un, le mal étant dans la Provence, Agnès Aubert a fait dressée pour la dévotion du commun les quatre Saintes Ressemblances".
Saint Roch, protègez-nous

 

 
 
Nov.2003. Cérémonie historique à La Ciotat
(peste de 1720)

 
 
Procession en l'honneur de St Roch
 

 

 
 
Marseille

Trois épidémies de peste eurent lieu à Marseille :  

en 1347-1353, en 1580 et en 1720. 

  http://recueil.mmsh.univ-aix.fr/htmlbertrand/winbertrand.html

?"Le 20 juin 1720, à Marseille, une femme s’effondre dans la rue, une pustule noire au coin de la lèvre. Cette mort anonyme annonce le retour du plus grand fléau du Moyen Age : la peste. La maladie trouve un terrain très favorable dans cette ville surpeuplée et à l’hygiène déplorable. Ces tristes conditions sanitaires vont faire exploser l'épidémie.
Pour la dernière fois, la peste va frapper massivement l’Europe."

 http://www.dinosoria.com/peste_marseille.htm  

"Le 25 mai de cette année, le « Grand St Antoine » commande par le capitaine Jean Baptiste Chataud accoste dans le port de Marseille pour décharger son chargement d'étoffes en provenance de Syrie.
A son bord plusieurs hommes sont décédés. Nul doute qu'ils sont morts de la peste après avoir éé piqués par des puces se trouvant dans les tissus.
Selon la procèdure établie, le bateau aurait dû être mis en quarantaine et sa cargaison aurait du rester a bord. Cependant ses proprietaires jouent de leur influence pour que la quarantaine soit allègée et que les marins puissent être simplement placés au lazaret, servant de dispensaire. Ils ne veulent pas perdre de bénéfice et veulent écouler les marchandises à la foire de Beaucaire.
Certains marins parviennent à écouler des tissus de contrebande infestés également de puces et d'autres font porter leur linge aux lavandières."

 

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 Le capitaine du "Grand Saint-Antoine fut emprisonné au château d'If.
 

"Le 20 juin, Marie Duflan, une lavandiere meurt. Elle présente les symptômes de la peste bubonique mais les médecins ne les reconnaissent pas. Dans la semaine qui suite plusieurs de ses voisins décédent de la même manière.
Il faut attendre le 9 juillet pour qu'enfin deux médecins diagnostiquent le fléau. Ils avertissent aussitôt les autorités mais celles-ci minimisent l'importance de l'épidémie, craignant de ralentir le trafic portuaire.

L'épidémie va dès lors gonfler à toute allure. Au mois d'août on compte plusieurs centaines de morts par jour. Finalement en septembre, la ville est bouclée mais le mal est fait et des malades meurent de la peste dans tout le Languedoc et la Provence. Dans le Vaucluse, un mur est construit pour juguler l'épidémie.

Fin octobre, le taux de mortalité baisse enfin mais Marseille a été décimée. 40 000 victimes auxquelles il faut ajouter près de 100 000 morts hors de la ville ont payé pour la negligence et la cupidité de quelques riches marchands."

 
 

http://www.guide-site-touristique.com/mobile/la-peste-voyage_84_5.html

 

StRochCath.jpg

 La statue de saint Roch, guérisseur de la peste,
dans la cathédrale de Marseille.

En 1720, lors de l'épidémie de peste, circulait cette invocation en forme de boutade :
 
"Grand Saint Roch, nous ne craignons rien,
Et rien ne nous sera funeste
Si vous êtes notre soutient.
Secourez ce peuple chrétien
Et venez apaiser la colère céleste ;
Mais n'amenez pas votre chien,
Nous n'avons pas de pain de reste."

 

 
 
Célébration de St Roch
 
 
 

  
 

 
 
Puyloubier
 
Cette chapelle est située à l’entrée du village de Puyloubier, le long de la route de Trets. Elle date du XIIIème siècle. Placée sous le patronage de Saint-Sébastien, elle est devenue la chapelle du cimetière du village du XVIème siècle à la fin du XIXème. Abandonnée ensuite, elle a été restaurée au milieu des années 1970 par des bénévoles.

 
 
 
http://www.puyloubier.com/puyloubier/Pages/bas%20de20pages/pagessacre/pagestroch.htm

 

 
 
Rognonas

 
La confrérie de Saint Roch organise le dimanche après le 15 août sa fête en l'honneur de son Saint patron.
 
A cette occasion une charette garnie des tous les plus beaux fruits et légumes du terroir, tirée par environ 50 chevaux caparaçonnés à la mode sarasine, défile dans les rues du village. Nombreux sont les membres de la confrérie qui possèdent des statues et images de Saint Roch.

En 1999 la société a élevé en son honneur un oratoire au coeur du village. Que notre saint patron continue à protéger notre monde."

 
 
http://home.nordnet.fr/~jrmasson/jean-roch/saintroc.htm#Anecdotes

 

 
 
Sérignan (Hérault)

 
A Sérignan dans l'Hérault, tous les 16 Août, on fête St Roch, le Saint du village. Cela donne lieu à la bénédiction des animaux, notamment des chevaux, mais aussi des animaux domestiques. La foule y est toujours nombreuses, et l'athmosphère pittoresque par la présence de nombreux cavaliers.
 
http://home.nordnet.fr/~jrmasson/jean-roch/saintroc.htm#Anecdotes


 
 

83 : Var

 
Eglise Saint-Roch à Trigance



 
 
 
 
 
 
http://w.barthelemy.free.fr/trigance.htm
 
Elle est sise tout proche du village, au bord de la route D90 partant vers le sud.
En 1629, une terrible épidémie de peste ravagea la Provence. Les mesures sanitaires ne suffisant pas à la juguler, on construisit aussi une chapelle qui fut dédiée à Saint-Roch. Elle fut terminée en 1643. Depuis cette époque, une fête de la Saint-Roch se déroule chaque année du 14 au 16 août, organisée à l'origine par la confrérie de Saint-Roch. Une messe est dite dans la chapelle à cette occasion.
 
 
 

 
 
 
Tableau, église de Lisle-sur-Sorgue
 

 
 
 

 
 
Chapelle saint Roch à Monieux
 
 
 

 

 

 
 
 

 
 
Saint Roch dans l'église de Mallaucène
 
 
 

 
 
 
 
 
Chapelle Saint-Roch à Tragance, près de Barthélémy
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Eglise de Vénasque






 
 


Corse

  

   
San Roccu
 
 
En Corse où les épidémies de peste firent tant de ravages, san Roccu fut naturellement choisi comme saint protecteur de ce fléau auquel il consacra sa vie et survécut.
 
A Bunifaziu, on lui bâtit une chapelle sur les lieux où succomba la dernière victime de la terrible peste de 1528. Depuis lors et aujourd'hui encore, on célèbre sa fête chaque année, le 16 août.
Autrefois, à l'issue de l'office, les Bunifazinchi organisaient pour leurs enfants un repas appelé la mirenda di San Roccu. Ce repas pris en plein air sur le Campo Romanello s'est transformé depuis un demi-siècle en un repas familial pris à l'ermitage de la Trinité, à la Tonnara ou encore à Santa Manza. C'est ainsi que les coutumes évoluent...


 

 


 

 
Les Aiaccini (Ajacciens) ont eux aussi en leur temps invoqué san Roccu et ont bénéficié de sa sainte protection.
Les Selle Navi, ces sept petits îlots qui ferment au sud le golfe d'Aiacciu, en restent les témoins. On raconte en effet qu'à une époque reculée, sept galères barbaresques chargées de pestiférés voulurent accoster à Aiacciu. On invoqua saint Roch en se rendant au bord de la mer, en procession; là, on vit le saint s'agenouiller et d'un geste, pétrifier les sept galères...
De nombreuses confréries se placèrent sous la protection de san Roccu. Celle d'Aiacciu comptait 800 matelots en 1772! Cette confrérie dite de Saint-Roch et Saint-Sébastien fut fondée en 1600. Son costume se compose d'une robe et d'un capuchon verts, d'un chaperon noir avec coquille sur le côté gauche et une croix à droite.
 
La confrérie bastiaise fut fondée par deux garçons en 1588 et rassembla rapidement de nombreux adeptes, vêtus de bleu.
La procession d'Aiacciu en l'honneur de san Roccu fut suspendue de 1900 à 1904 pour des questions de rivalités; les membres des deux paroisses qui lui sont consacrées refusèrent de se céder l'honneur de porter la statue du saint qui, vêtu de bure, tenant une palme à la main, et debout sur ses fameux rochers, resta pendant ces années-là confiné dans son église!
 
En 1905, Jean Lorrain, de passage à Aiacciu ne manqua pas d'être impressionné par la procession faite en l'honneur de saint Roch, le 16 août : «Précédé d'une fanfare, un long Christ de grandeur humaine apparaît et oscille au-dessus de la foule à l'angle du Cours. Enluminé et peint de plaies saignantes, il s'avance, érigé très haut par un porteur en froc violet ;des guirlandes de fleurs et des banderoles violettes l'encadrent. Une confrérie de pénitents violets l'escorte " suivent des groupes de femmes en noir, encapuchonnées à la mode corse, et des hommes en complet de velours " puis un autre Christ enguirlandé, lui, de banderoles et de fleurs rouges, (la confrérie qui l'entoure est vêtue de frocs écarlates), et la procession continue, et un troisième Christ apparaît, tenu très haut par un porteur et suivi d'une confrérie à ses couleurs, et voici un autre Christ et un autre Christ encore. (...) Un concours de peuple entoure une statuette du saint portée sur les épaules d'un groupe de brancardiers.
C'est une figurine de moine en robe de bure qui, une palme à la main, semble bénir, debout sur un amas de rochers. Une dizaine d'hommes - des gars musclés aux yeux aigus et noirs dans des faces de hâle - se disputent l'honneur de le porter, et aux fortes encolures, aux cheveux drus et plantés bas sur le front, j'en fais des mathurins, des hommes de mer. Des vieux chenus prêtent aussi leurs épaules au brancard, mais c'est surtout une jeunesse ardente qui se dresse autour de la statuette du saint. »
 
San Roccu ne fut pas seulement protecteur de la peste; on l'invoquait aussi contre les épizooties en tout genre. Chaque année, le jour de la fête, le curé procédait à la bénédiction des troupeaux massés à l'entrée du village ou rassemblés sur la place de l'église: à Zilia, c'étaient les cochons, à Lumio et Calvi, les ânes, etc. Dans le canton d'Aiacciu, le curé se rendait lui-même dans les bergeries pour bénir les moutons. Ces bénédictions collectives de la San Roccu sont moins répandues qu'elles ne l'étaient hier. Quoi qu'il en soit, à Corti, à Bastia, et dans de nombreux villages, on continue de préparer les fameux sarruchini, ces petits pains bénits à l'office du jour et distribués à la sortie de l'église. Autrefois, on les conservait à la maison pour les donner à manger aux malades, qu'ils fussent hommes ou bêtes, victimes d'épidémies diverses.
 
A Ghjunchetu (Giunchetto) par contre, les bergers distribuaient tous ces petits pains au bétail, le jour de la San Roccu. Lorsqu'un troupeau était atteint d'un mal contagieux, les bergers du Coscione se rendaient à Zicavu pour aller prendre la clef de l'oratoire de Saint-Roch. Jetée au milieu du troupeau, la clef passait pour éloigner la maladie. A Munticellu, après les bénédictions d'usage, on mangeait traditionnellement a minestra di ceci : le potage de pois chiches.
   
 
 
Eglise d'Ajaccio.
 



 
 
 
 
Eglise de Piana
 
 
 

 
 
Le village de Montcale est situé dans la Balagne,
non loin de Calvi.
 


 
L'église de Montcale est dédiée à Saint Roch.
 
Le 16 août, la statue est portée en procession, suivie de la bannière.
Les pélerins portent des bâtons surmontés de la statue du saint,
comme celui figurant sur la photo.


 

 
 


Dans la sacristie de l'église, un portrait de saint Roch
et des reliques dans l'ostensoire.
 
 
 
 
Façade de la cathédrale :

 
 
Samedi 16 août 2008, à 10h30, Fête de St Roch :
messe en la chapelle Saint-Roch.


 
 

 
Monaco 





Tableau situé dans la cathédrale de Monaco.



 
 
 
 

04 : Alpes-de-Haute-Provence

 
Texte expliquant le tableau et
la statue de saint Roch dans l'église de Pierrevert.
 
 Saint Roch est représenté deux fois dans l'église : sur le tableau en compagnie de saint Sébastien et avec cette statue en bois doré (XVllle ?)
 
 
 
Saint Roch est habillé avec les attributs de pèlerin: chapeau à larges bords, rejeté sur l'arrière (être coiffé comme saint Roch) ; coquille Saint-Jacques, que l'on retrouve aussi en plusieurs exemplaires sur son vêtement ; cape de pèlerin et bourdon.
 
 
 
A ses pieds, le chien noir et blanc, symbole de fidélité, un morceau de pain dans la gueule et qui le regarde fidèlement.
Il montre sur sa cuisse la preuve de l'atteinte du mal qui ne l'a pas épargné : la peste. Le bubon, situé à l'aine (inflammation d'un ganglion), est souvent représenté par les artistes sur la cuisse par application de principes moraux interdisant de monter l'aine du malade.
 
 
 
La vie de saint Roch nous est connue par des légendes de la fin du 15e siècle, moment de peste endémique où le culte se développe en Europe. Elles racontent l'histoire d'un jeune Montpelliérain (XIVe siècle), fils de Jean et Libère, né avec sur la poitrine une marque rouge en forme de croix, présage d'une vocation particulière au dévouement et au sacrifice.
 
 
 
A la mort de ses parents, il vend en secret tout ce qu'il peut et en distribue le prix aux jeunes femmes pauvres, aux veuves, aux cloîtres et aux hôpitaux. Il cède ensuite à un frère de son père le reste de ses biens et tous ses droits à la succession paternelle.
 
 
 
Il part en pèlerinage pour Rome et opère en route (à Acquapendente à100 km au Sud de Sienne), en Toscane, fin juillet 1367, à Césène en Romagne), des guérisons miraculeuses de pestiférés. A Rome, il guérit un cardinal qui le présente au pape. Sur le chemin du retour, Roch passe par Rimini et repasse à Plaisance où sévit la peste.
 
 
 
Là, il est atteint lui-même du mal, se réfugie dans un bois où un chien de Gothard Pallastrelli (futur saint Gothard) vient chaque jour lui apporter du pain. Grâce à l'ange qui le soigne et à ce chien, il guérit. Il reprend lors sa route et est arrêté comme espion sur les terres d'un oncle qui ne le reconnaît pas ; il meurt en prison au terme de cinq années.
 
 
 
Saint Roch est un saint légendaire que l'on a invoqué contre la peste et les maladies infectieuses. Il fut le saint des confréries qui se sont développées : patron des mariniers de la Loire, des carriers, des paveurs, des animaux. L'éradication de la peste verra un déclin du culte de saint Roch- qui- connaît un regain vers le milieu du XIXe siècle avec les- épizooties et le phylloxera.
 
 
 
En Italie, "San Rocco" demeure parmi les cinq saints les plus vénérés après saint François d'Assise, saint Antoine de Padoue, Padre Pio et Don Bosco !
 
 
 
La plus ancienne mention connue à ce jour de saint Roch se trouve dans les archives communales de la ville de Voghera (Italie) où il est mort une autorisation écrite des échevins permet l'organisation d'un marché sous- la protection de saint Roch en 1382.
 
 
 
Au XIVe siècle, l'Europe va connaître la plus grande épidémie de tous les temps : la Grande Peste Noire ou bubonique de 1348. On estime qu'un tiers de la population en Occident est décimée (soit au moins 25 millions de personnes).
 
 
 
La peste bubonique affectant les ganglions était transmise et transportée par les puces des rats qui logeaient dans les cales des navires.
 
 
 
Au Moyen-Âge la peste est vécue comme une punition divine. Et les sorcières ou les Juifs sont vite désignés comme des boucs émissaires .
 
 
 
Enfin, le 26 octobre 1629. Urbain VIII approuve solennellement le culte de saint Roch, qui s'est développé grâce à son charisme, les premiers témoignages des miraculés la décision du concile de Ferrare qui, menacé en 1439 par une épidémie de peste, aurait prescrit des prières publiques pour demander l'intercession du saint montpelliérain la publication de vies de saint Roch ; le transfert d'une grande partie des reliques du Saint de Voghera à Venise, en 1485 ; les relations commerciales de ce port avec toute l'Europe firent le reste...

 
Marc Donato
 
 


 
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